A mon tour je t’envoie des roses,

Les plus belles roses écarlates

Qui embaument, de leur odeur printanière,

Les jardins et les collines du Tell fécond.

Puisses-tu éprouver, en les respirant,

Dans ma chanson, autant de bonheur

Que j’en aurais à sentir les fleurs du désert,

Les fleurettes aimées des sables brûlants.

Et le poète, dont ces strophes exaltent l’âme enfantine, dans la solitude de l’exil, de plus en plus enamouré, se fait pressant :

Amie, je suis né dans le Tell fécond,