Et ne nous a laissé d’autre tâche que celle

De marcher au pas lent de nos grands méhara,

De marcher en chantant, la poitrine bombante

Et le front caressé par le vent du matin,

De l’heure du « fedjer » jusqu’à la nuit tombante

Et de nous endormir en riant au Destin.

Louons Celui qui fit les étoiles, la lune,

Pour réjouir nos yeux jusqu’au soleil levant… »

Et les Errants charmés, au sable de la dune

Heurtaient leurs fronts nimbés par le soleil couchant.