Dans tous les cas, les nouvelles qui viennent de Moscou, où eut lieu le meurtre, sont mouvementées. On s’y battait dans les rues, comme si l’assassinat n’avait été qu’un signal.

Et lorsque des troubles éclatent à Moscou, Petrograd suit...

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J’ai dîné chez Contant... Vers huit heures roulement lointain qui pouvait paraître le tonnerre.

C’était le canon.

A côté de nous, deux bolcheviks, qui avaient bien bu et bien mangé, réclament leur note précipitamment. Leurs mains tremblent.

«—Du calme! dit le plus âgé, moins ivre que l’autre. Du calme! sinon, on ne peut pas réfléchir.»

Tout le monde demande des nouvelles.

Comme le général bolchevik Potapoff dîne dans un cabinet particulier, le maître d’hôtel est envoyé vers lui pour l’interroger un peu.

Mais Potapoff est déjà parti, appelé par un coup de téléphone.