J’entendais mon cœur battre.

Enfin, le baron parla:

«—Et que faudrait-il faire pour empêcher cette iniquité?

«—Il faudrait que les neutres protestent, lui répondis-je.

«—Mais je ne demande pas mieux. Quant à moi, je réponds de mon gouvernement.

«—Eh bien, c’est chose faite. M. Contreras viendra vous voir demain à midi.»

Je quittai le baron, enivrée du beau résultat de ma démarche. Je montai quatre à quatre les escaliers de l’ambassade d’Espagne.

«—Victoire! criai-je, la Suède marche!»

12 septembre.

M. Contreras ne s’est pas couché. Il a passé la nuit à rédiger la protestation à la lueur de son cigare, car l’électricité est coupée le soir et on ne trouve pas de bougies ni de pétrole. Il a écrit sur des petits morceaux de papier qu’il a ensuite réunis.