Si j’ai, pour une fois, cédé à la contagion de vouloir me faire belle, j’ai l’excuse d’aller tout à l’heure applaudir la représentation française que donnent mes camarades.
Une dernière fois, je veux m’assurer que rien n’est changé à cette représentation.
Mais c’est fou de téléphoner, m’affirme-t-on. Les émeutiers ont pris, perdu et repris l’hôtel où sont installés tous les services centraux des postes et des téléphones.
A ma stupeur, la communication m’est donnée tout de suite, même sur un ton d’amabilité auquel on n’est pas habitué.
En cette extraordinaire révolution, un tel service peut changer de maître, et de vive force.
Cela n’a aucune espèce d’importance pour les demoiselles du téléphone.
...Mais que s’est-il donc passé de nouveau?
En arrivant sur la place Michel, une déception m’attend. Tout est noir. On ne joue pas ce soir.
Mesure de prudence, à ce qu’il paraît.
Désillusion!