L’étonnement s’est d’abord peint sur leurs visages, puis ils se sont regardés avec défiance, se demandant si, par hasard, certains d’entre eux ne seraient pas déjà venus sans en rien dire aux autres.
Enfin ils se sont décidés à faire demi-tour et ils ont été piller dans le voisinage une autre maison.
La maison d’une Française.
Alors notre qualité de Française n’est plus respectée!
On nous a pourtant, au consulat, donné, pour notre sauvegarde, des papiers spéciaux indiquant notre nationalité et que nous devons coller sur nos portes.
Ces misérables vont-ils cesser de respecter les étrangers?
La Française qu’ils viennent ainsi de piller, et de fond en comble, raconte cet ami, était loin d’être riche. Ils lui ont tout pris, même un petit médaillon en or qui renfermait les cheveux et le portrait de sa fille morte. Elle eut beau les supplier. Rien n’y a fait.
La malheureuse ne connaissait pas le seul moyen à employer; elle ne le pouvait pas.
Ce moyen consiste à racheter, au voleur, l’objet qu’il vient de vous soustraire.
On lit dans les journaux que les théâtres et les cinémas vont fermer par manque de lumière.