On pense, en effet, que le parti ouvrier va marcher contre les bolcheviks que trop de gens, même du peuple, commencent à détester cordialement et dont le rôle néfaste devient inquiétant.
Les juifs sont en trop grand nombre parmi les bolcheviks.
Ces jours-ci, le Patriarche a dit à Moscou:
«—Il me suffirait de dire un mot pour que les juifs soient massacrés. Mais je me tairai, car je suis, avant tout, un chrétien.»
A l’occasion de cette journée, qui peut être mouvementée, tous les magasins et les restaurants sont fermés.
On vient me chercher à midi en canot automobile pour m’emmener chez des amis qui ont, hors de la ville, une grande usine de drap. Là, au moins, je serai en sûreté. Les ouvriers qui travaillent la laine sont réputés pour être sensiblement moins violents que les autres.
Je serai, en tout cas, mieux dans ce milieu-là que dans mon appartement, au rez-de-chaussée.
2 mai.
Rien ne s’est passé.
A l’étonnement général, la journée s’est écoulée parfaitement calme. Des processions pacifistes ont sillonné les avenues.