Je fais des voeux pour que ces idées pénètrent et soient appliquées dans les lycées, collèges, dans les établissements libres, dans les maisons de congréganistes, comme les appellent volontiers nos adversaires. Congréganistes, je n'aime pas ce mot-là, je préfère le mot libre. Je suis ce que je suis: j'ai mes idées, j'ai le courage de les dire et je cherche à les faire triompher. (Vifs applaudissements.)
Et pour terminer par un mot de concorde, je voudrais, Monsieur le Sous-Préfet,—et, pour ma part, mes efforts sont tournés vers ce but,—que les sports fussent un terrain où toute la jeunesse française pût se réunir, qu'on y travaillât à ruiner dans ce pays l'esprit qui nous divise, pour former une France comme nous la rêvons tous, nous les libéraux, non pas une France dans laquelle nous penserons tous de la même manière, c'est impossible, mais une France où tous nous aurons la pratique austère, loyale et chevaleresque du respect des autres et de la tolérance. (Applaudissements frénétiques et prolongés.)