Disant cela, Deborah s’étoit saisie de deux pistolets cachés sous un coussin du canapé.

—Si vous faites un pas vers moi vous êtes mort! Sortez, vous dis-je; sortez, je vous l’ordonne!... Allez ailleurs traîner vos vices! Ne revenez jamais ici. Veuillez me croire femme de résolution. Aujourd’hui je m’en suis tenue aux menaces, une autre fois je les supprimerois....

—Ma belle, puisque vous le prenez ainsi, je me retire. Calmez-vous, je vous prie; ce que j’en voulois faire c’étoit pour votre bien; c’étoit, comtesse, pour vous tirer de la bourgeoisie où vous êtes embourbée, et sauver généreusement M. Fitz-Whyte de l’opprobre qui l’attend.

Soyez tranquille, je ne vous importunerai plus désormais; ou si par hasard la fantaisie belliqueuse m’en prenoit, je ne le ferois que dans l’armure d’un de mes ayeux, la dague d’une main et la lance de l’autre.

—Monsieur le marquis, le fait me paroît aventuré, si j’en crois la chronique; vos ayeux nettoyoient les armures, mais n’en portoient point.

Monsieur de Gave marquis de Villepastour n’attendoit pas si bonne réplique à sa gasconnade; bouche clouée et l’air assez penaud il se retira; et lady Déborah le reconduisit avec ses pistolets aux poings et beaucoup de politesse.

XXV.