6º Les voyelles nasales, avec leurs graphies diverses, faites en principe des diverses voyelles, suivies d’un n ou d’un m;

7º L’e muet;

8º Les semi-voyelles, c’est-à-dire, si l’on préfère, les diphtongues.

I.—LA VOYELLE A.
1º L’A final.

L’a final n’est ni long ni fermé, sans être tout à fait bref ni tout à fait ouvert; il est, si l’on veut, moyen, quelle que soit d’ailleurs son origine, même l’ablatif latin: camelia, paria, tapioca, falbala, panama, mea culpa, opéra, delta, il va.

Il y a quelques exceptions, j’entends quelques a fermés. Ce sont:

1º Le nom même des lettres a et k, et les notes de musique fa et la: comparez la lettre a avec il a, et c’est un la avec il est là[28].

Toutefois, dans l’expression a b c, l’a, devenu atone, comme l’à de à Paris, est moins nécessairement fermé que quand il est seul.

2º Le mot bêta. On se demande pourquoi, si ce mot est vraiment une forme dialectale de bétail, où l’a s’est ouvert depuis longtemps. Nous noterons cependant que ce mot s’emploie surtout comme une espèce d’interjection, dont le son se prolonge.