En tête des mots, l’x ne garde le son de cs que parce que les mots, d’ailleurs en très petit nombre, sont savants et d’un usage restreint: xérasie, xérophagie, xiphoïde, xylographie; encore devient-il gz très souvent dans xylophone, qui est un peu plus connu[885].
3º Le Z
Le z final, dans les mots proprement français, est dans le même cas que l’x: il remplace simplement un s, même quand il représente étymologiquement ts[886]. Aussi ne se prononce-t-il pas plus que l’s ou l’x, notamment dans toutes les secondes personnes du pluriel: aime(z), aimie(z), aimerie(z), etc.
Il ne se prononce pas davantage dans le mot sonne(z), qui est en réalité un impératif, ni dans les substantifs ne(z) et bie(z), disparu devant bief, ni dans l’adverbe asse(z) et les prépositions che(z) et re(z), de re(z)-de-chaussée[887].
On voit que le z final muet suit généralement un e; mais le z ne se prononce pas davantage dans ra(z) de marée, ni dans ri(z); et si, en France, on le prononce ordinairement dans ranz des vaches, en Suisse on prononce ran, et on doit y savoir comment ce mot se prononce[888].
Le z final se prononce dans gaz et dans fez; mais ce sont des mots étrangers[889].
Le z final allemand, avec ou sans t devant, se prononce ts: quartz, kronprinz[890].
Et même tz après l se réduisent le plus souvent à un s: eau de sel(t)z[891].
On n’entend également qu’un s dans ruolz.
Dans le corps ou en tête des mots, le z français a toujours le son d’un s doux devant une voyelle: zèle, zone, bronzé, topaze, rizière, etc.