[27] Sauf, très mal à propos, les trois noms de mois en -ose: nivôse, ventôse et pluviôse.

[28] Le Dictionnaire général donne la fermé et fa ouvert: c’est certainement une erreur, si ce n’est pas une faute d’impression. On notera en passant que les noms des voyelles intermédiaires, é, eu, o, et ceux des consonnes qui s’énoncent avec un e à la suite, b, c, d, etc., sont également fermés, ainsi que les notes do ou , car tous appartiennent à des finales fermées.

[29] La preuve, c’est que beaucoup d’h sont tombés, notamment dans casba, véranda, smala, massora, et même poussa, et les noms de lieux arabes, comme Blida; mais ceux qui restent ne se sentent guère plus, par exemple dans sura(h), ou même sha(h), surtout dans sha(h) de Perse, ou Jéhova(h): je ne vois guère qu’Allah, où l’on maintienne parfois, par un effort volontaire, l’a long et fermé.

[30] Cette identité de prononciation entre les singuliers et les pluriels est déjà constatée par Mᵐᵉ Dupuis; mais les voyelles sont restées longues et fermées pendant longtemps au pluriel, en souvenir du temps où l’s se prononçait; elles ne le sont plus aujourd’hui que dans certaines provinces.

[31] Sauf bien entendu bât, dégât, mât, appât, où l’a est encore un peu fermé par l’accent circonflexe, qui a remplacé l’s antérieur; mais cette différence même est en voie de disparaître. C’est déjà chose faite, nous l’avons dit, pour les subjonctifs: aimât (pour aimast) ou aima ne diffèrent plus en rien, et malheureusement la confusion des prononciation amène parfois la confusion des formes elles-mêmes.

[32] Sans aucun souci de l’étymologie, comme on peut voir. Ainsi l’a de pénates ou sonate, qui était long en latin ou en italien, est bref en français; de même pour s’évade ou arcane.

[33] Je ne parle pas bien entendu des finales dont il est question page 38: algue, calme, Alpes, salve, apte, rhubarbe, charge, écharde, écharpe, etc.: on sait que l’a n’y est jamais long ni fermé.

[34] Il s’agit bien entendu du c guttural et non du c spirant ou sifflant de ce et ci.

[35] De même Balzac ou Aurillac, Karnak, Bach ou Andromaque. On excepte Isaac et Jacques, dont l’a est fermé, et naturellement Pâque et Pâques, pour Pa(s)que. D’ailleurs Isaac s’est longtemps prononcé isac, où la contraction naturellement allongeait la voyelle. La réaction orthographique a fait rétablir le premier a, mais l’effort fait pour distinguer les voyelles maintient l’allongement de la seconde. En revanche, on ouvre ordinairement l’a dans les Jacques (d’où Jacquerie, et peut-être jaquette), et dans faire le Jacques.

[36] De même Gap, Priape, Chappe, Esculape, Jemmapes, la Trappe.