[113] Ces mots étaient pourtant à joindre, soin, loin, témoin, comme besogner, cogner et grogner sont à besoin, coin et groin.

[114] Mais pourquoi ne pas écrire ognon comme rognon? Le cas est exactement le même.

[115] Pourtant le Dictionnaire général les prononce par o et non par oi. Il retarde. Pourquoi pas élo(i)gner et so(i)gner? Lamoignon aussi, et Coigny, sont altérés désormais dans l’usage le plus ordinaire.

[116] Quoique ce soit admis par Michaëlis et Passy. Ajoutons que, très familièrement, voilà devient vla, sans doute par l’intermédiaire ancien de véla: cela est un peu trop négligé.

[117] On prononce dans Droysen, et, si l’on veut, Rob-Roy, par opposition aux noms français, Coypel, Coysevox, Loyson, Roybet, etc., où oy se prononce comme oi.

[118] Sauf un cas, qui sera examiné.

[119] On sait que l’e non muet se prononce é ou è, sans avoir d’accent, devant deux consonnes intérieures (sauf le groupe dit muta cum liquida), et aussi devant une consonne finale, sauf l’s, parce que, devant un s, sans accent, il serait muet. Autrefois il n’avait pas d’accent dans ce cas, mais il y avait un z à la place de l’s.

[120] Il n’en était pas ainsi autrefois; les finales en -ète, -ède, -ège, etc., et la plupart des finales à consonne unique ont été longtemps fermées: -éte, -éde, -ége, etc.; elles se distinguaient ainsi des finales à consonne double, -elle, -emme, -ette, etc. Ce n’est même qu’en 1878 que l’Académie a consenti l’accent grave aux finales en -ège.

[121] A latere, de profundis, ecce homo, epitome, in pace, miserere, noli me tangere, nota bene, pange lingua, salve, sine qua non, te deum, tolle, vade mecum, vice versa, aussi bien que avé, bénédicité ou fac-similé. La diphtongue latine æ se prononce aussi comme un e fermé: Dies iræ, lapsus linguæ, væ victis, Philæ.

[122] L’e final se prononce également dans Corte, mais non dans Casert(e), Bramant(e) ou Fiesol(e). L’allemand est traité comme l’italien: l’e ne se prononce pas dans Gœth(e), ni dans Moltk(e), Hohenloh(e), Carlsruh(e); mais il se prononce dans Encke, Heyne, Heyse, Rancke, Nietzche, etc. L’e final anglais se prononce i dans to be or not to be, où il est accentué; en général il ne se prononce pas: steepl(e) chas(e); il est muet même après une voyelle dans blu(e) book, Edgar Po(ë), Lugné-Po(ë), Monro(ë), de Fo(ë), Jellico(ë), et même Ivanho(ë); pourtant celui-ci, étant suffisamment populaire, se francise souvent en Ivanho-é, et il est à peu près impossible de ne pas franciser Cruso-é.