[123] Voir plus loin, au chapitre de l’R.
[124] Plessis-lez-Tours; on l’écrit souvent les, et même lès, très malencontreusement, car l’e est toujours fermé, même en liaison: Caudebec-lez-Elbeuf.
[125] Les noms propres Dumouriez, Duprez, etc., suivent la règle, sauf Forez, qui a l’e ouvert, quoique le z n’y sonne pas non plus.
[126] Au XVIIᵉ siècle, l’e de ces mots était déjà généralement fermé, au moins à Paris; ce n’est qu’au XVIIIᵉ siècle et au XIXᵉ que les grammairiens finirent par le faire ouvrir, dans la prononciation soutenue; mais la tendance était trop forte pour qu’on pût la détruire dans la langue courante.
[127] L’e final s’est également fermé dans certains noms propres grecs, Arachné, Phryné, malgré l’étymologie. Il est vrai que les érudits se croient souvent obligés de prononcer Athènè, Corè, Anankè; mais ces formes sont grecques et non françaises. Et puis, cette prononciation est-elle bien nécessaire? Si l’on ne veut pas dire Athéné, on ferait peut-être mieux de dire Athéna.
[128] Benêt (pour beneet), et ceux qui ont perdu l’s, genêt, acquêt, arrêt, intérêt, forêt, prêt, apprêt, protêt, revêt.
[129] On y peut joindre legs, dont il vaut mieux ne pas prononcer le g.
[130] Il n’y a véritablement d’e final fermé un peu long que dans des mots étrangers comme heimweh, à cause de l’h, et parce que le mot n’est pas français, sans quoi l’h tomberait, comme il est tombé par exemple dans narguilé.
[131] L’identité de -é et -ée est déjà constatée par Mᵐᵉ Dupuis. Aux finales en -ées appartient Séez, qu’on écrit plutôt Sées, ainsi qu’il convient, orthographe qui d’ailleurs n’est pas nouvelle. On s’étonne de voir Mᵐᵉ Dupuis prononcer le mot en deux syllabes.
[132] Sauf toujours des mots étrangers, comme Sainte-Wehme, Auerstædt ou Kehl, qui d’ailleurs se francisent parfois, et ne peuvent le faire qu’en s’ouvrant.