[133] Nous éliminons, comme pour l’a, les finales dont il est question page 38: direct, inepte, cercle, auberge, épiderme, alerte, observe, modeste, orchestre, index, etc., qui ont toujours l’e ouvert, au plus moyen.

[134] De même Québec, Gossec, Lamech, Utrech(t), Lubeck, Waldeck, Sénèque, La Mecque, etc. L’e est naturellement long et beaucoup plus ouvert dans évêque et archevêque, qui ont perdu leur s. Il redevient bref dans break, plum-cake, keepsake, qui, pour la prononciation, appartiennent à cette finale.

[135] Voir notamment les finales en -ome et -omme, en -one et -onne. L’e est naturellement long dans guêpe et crêpe, qui ont perdu leur s.

[136] On voit que le passage de complet à complète, ou pauvret à pauvrette, est encore le même que de délicat à délicate: voir page 44. Autrefois ète était fermé (éte) et ne rimait correctement ni avec ette ni avec aite L’Académie n’a adopté ète qu’en 1740; encore a-t-elle excepté athléte, jusqu’en 1835. L’e est également bref dans les noms propres: Huet, Japhet, Élisabeth, Macbeth, Gètes, Spolète, Polyclète, Épictète, Henriette, La Fayette, Colette, Charette, etc. Cependant Crète a l’e plus long, probablement par confusion avec crête.

[137] Au contraire l’e est toujours long dans bête, fête, honnête, tempête, quête, arête, arrête, crête, prête (adjectif et verbe), tête et vête, qui, comme êtes, ont perdu leur s. On notera aussi une sensible différence de quantité entre acquêt et conquête, arrêt et arrête, etc.

[138]

Que ne suis-je, prince ou poète,
De ces mortels à haute tête,
D’un monde à la fois base et faîte,
Que leur temps ne peut contenir!
(V. Hugo, Feuilles d’automne, VIII).

[139] Nous verrons le même phénomène dans douairière et souhaiter. Il est probable que couette suivra. Cf. plus loin moelle et poêle.

[140] De même Skobelef, Senef, Joseph, Télèphe. Où l’abbé Rousselot a-t-il constaté un e long dans greffe? (Voir son Précis, page 143.)

[141] Comme bêche, pêche, rêche et revêche; dans dépêche, empêche et prêche, il y a eu contraction de deux e.