[160] Cf. troène, cène, scène et obscène (mais pas dans scène IV), alène, arène, carène, sirène, murène, les mots en -gène, les mots savants et les noms propres, catéchumène, prolégomènes, ozène, ou Carthagène, Eugène, Diogène, Hélène, Célimène, Misène, Athènes, etc.

[161] Morigène échappe difficilement à l’analogie des mots en -gène.

[162] Voir ci-avant, page 62 et note 3.

[163] On prononce trop facilement Compiène pour Compiègne.

[164] C’est-à-dire e suivi de l mouillé, mais qui se prononce en réalité comme eye.

[165] Œil et les mots en -cueil et -gueil n’appartiennent pas à cette catégorie, mais à celle des mots en -euil. Rueil, au contraire, lui appartient, avec Corbeil, Corneille, Mireille, Marseille, Bazeilles, etc.

[166] Comme on l’a vu plus haut, c’est en 1878 que l’Académie a consenti à mettre l’accent grave aux mots en -ège. On peut y joindre aussi les formes interrogatives aimé-je, allé-je, etc., que Domergue voulait à toute force faire prononcer par un e fermé; mais ces formes sont aujourd’hui purement grammaticales et tout à fait inusitées. Et il y a encore des noms propres, Liège, Ariège, Barèges, Corrège, Norvège, etc.

[167] Le Dictionnaire général marque un e long; mais ceci me paraît purement théorique. Il fait de même, bien entendu, pour les finales -ègne et -eil ou -eille.

[168] De même Fier, Thiers, Reyer, Auber, Cher, etc., avec les noms bibliques, comme Abner, Eliézer ou Esther, ou anciens, comme Lucifer, Vesper, Antipater, Jupiter, etc.: voir au chapitre de l’R. On distinguait autrefois -erre et -ère, même quand -ère se fut ouvert, parce que les deux r de -erre se prononçaient, si bien qu’au XVIIᵉ siècle ces finales ne rimaient pas ensemble.

[169] Manager fait exception, quand on le francise, parce qu’il suit l’analogie des mots en -ger, et notamment celle de ménager, qui au fond est le même mot.