[170] Peut-être aussi landwehr, quoique l’e de ce mot soit long et fermé en allemand, tandis que celui de bitt(e)r s’y prononce à peine.
[171] Il en est de même de beaucoup de noms propres très connus, surtout allemands, Auer, Schopenhauer, Weber, Kléber, Blücher, Oder, Schiller, Képler, Necker, Wagner, Durer (que les poètes prononcent quelquefois dure, notamment V. Hugo), Tannhaüser, Luther, Werther, et même Meyerbeer, tellement le français répugne à fermer l’e devant une consonne, surtout un r. On peut prononcer de même Chaucer, Spencer ou Spenser, Lister, Westminster, Manchester, Vancouver, et naturellement Gulliver, et aussi Boer(s), quoique beaucoup de gens, trop bien renseignés, persistent à prononcer bour et même bours(e): pourquoi pas London ou Napoli! Quelques noms allemands en -berg sont aussi francisés en er ouvert et long, le g n’étant pas articulé: Gutenber(g), Furstember(g), Vurtember(g), Spitzber(g), et surtout Nurember(g), qui est complètement modifié, la forme allemande étant Nürnberg; les autres, gardant les deux consonnes, comme Johannisberg, n’ont qu’un e moyen.
[172] Qui est celle de Bædek(e)r, et fut autrefois celle de Neck(e)r, et quelque temps celle de Web(e)r; c’est celle qui convient aux noms allemands qu’on ne francise pas. D’autre part, on écrit et on prononce Dniéper et Dniester, ou mieux Dniepr et Dniestr.
[173] Aussi l’e des mots en -ève est-il à peu près aussi long que l’ê de rêve et endêve, qui ont perdu l’s, et de trêve (dont l’accent s’explique mal). De même Ève, Geneviève, Lodève, Genève, Trèves, etc., et God save. Pour la finale anglaise ew, voir au W.
[174] Il y a toujours exception pour les vers, bien entendu:
A l’heure où le soleil s’élève,
Où l’arbre sent monter la sève,
La vallée est comme un beau rêve.
V. Hugo, F. d’aut., XXXIV
[175] Pourquoi cette orthographe? Ou pourquoi les autres ne l’ont-ils pas aussi? Même quantité dans Ephèse, Borghèse, Pergolèse, Véronèse, etc., dans Suez, Rodez, Orthez, Cortez, dans Bèze, Zambèze, Corrèze, etc., et aussi dans steeple-chase.
[176] Quoique le Dictionnaire général fasse l’e long dans hièble et nèfle, et les mots en -ègle.
[177] Avec Boisdeffre, et aussi Abou-bekre, Bædek(e)r et quak(e)r. Quelques personnes font l’e long dans lèpre, et le Dictionnaire général les y autorise; on ne saurait tout de même prononcer lèpre comme vêpre, qui a perdu son s.
[178] Ni Èbre, Hèbre ou Guèbres. Le Dictionnaire général fait pourtant l’e long dans toutes les finales en -èbre et -ègre, sauf zèbre.