[213] Qui devrait aussi s’écrire sèche (sépia); ces mots sont à distinguer de frche et lche, qui ont perdu l’s, et auraient pu aussi bien s’écrire frêche et lêche: toutes ces orthographes sont absolument arbitraires.

[214] Ce mot est méridional, et les gens du Nord n’ont pas le droit de l’altérer, comme fait le Dictionnaire général, en faisant ai long.

[215]

Je ne daigne plus même, en ma sombre paresse,
Répondre à l’envieux dont la bouche me nuit.
O Seigneur! ouvrez-moi les portes de la nuit,
Afin que je m’en aille et que je disparaisse.
V. Hugo, Contempl., IV, 14.

[216] Ai est encore long dans Alais, qui se prononce comme les mots en -ès, et s’écrit du reste, maintenant, Alès.

[217] De même Leyde et Mayne-Reid, que nous francisons. Au contraire Thomas Reid se prononce Rîd. Voir page 47 ce que nous avons dit de roide.

[218] Tandis que La Haye, Saint-Germain-en-Laye, La Fresnaye, Houssaye, etc., n’ont que le son è, comme les mots en -aie. Ne pas confondre ces noms avec ceux où l’a reste séparé de l’y, comme Bla-ye: voir plus loin, aux semi-voyelles.

[219] Pour aigne prononcé agne, voir plus loin.

[220] Mais non pas -ail prononcé à l’anglaise, dans rail (rèl), cock-tail et mail-coach. Bayle et Beyle sont douteux, mais plutôt brefs. Il va sans dire que les poètes ne se gênent pas pour allonger les finales en elle afin de rimer avec aile:

Comme un géant en sentinelle,
Couvrant la ville de mon aile,
Dans une attitude éternelle
De génie et de majesté!
V. Hugo, Feuilles d’aut., VIII.