Les suffixes hem et hen, qui terminent beaucoup de noms de lieu dans le nord de la France, nasalisent en an ou in: Elinehem, Tournehem font: Elinan, Tournan.

[337] Ces mots s’écrivaient par un n au moyen âge, et c’est la réaction étymologique qui leur a rendu un m; mais le féminin de daim est toujours daine, et même dine (formé du son din). Ne pas confondre étaim avec étain. Il faut ajouter ici Joachim, dont nous reparlerons.

[338] Ajouter Riom, Billom, Condom.

[339] Pour les finales latines en -um, voir page 123.

[340] Plus souvent encore des noms propres: Priam, Islam, Wagram, Sem, Château-Yquem, etc.

[341] Voir pages 48, 64 et 74; de même dans dam-ne et autom-ne.

[342] C’est la prononciation du temps qui justifie le calembour involontaire de Martine, dans les Femmes savantes:

—Veux-tu toute ta vie offenser la gram-maire?
—Qui parle d’offenser grand-père ni grand-mère?

[343] Savamment est en effet pour savant-ment, et fréquemment pour fréquent-ment.

[344] C’est le même phénomène que nous avons vu tout à l’heure dans rouennerie: voir page 75, note 1. Nous reparlerons encore de la décomposition de la nasale à propos des liaisons.