[396] Corneille, Au roi, Sur sa campagne de 1676.

[397] Dans les cafés ou restaurants, on dit: servez à l’as, voyez à l’as, pour dire à la table 1. C’est très probablement parce que servez au un serait désagréable, l’un étant d’ailleurs évité instinctivement. Certains, comme les journalistes, disent la une, pour la première page.

[398] Légende des siècles, XXI, II.

[399] Voir M. Grammont, Mémoires de la Société de linguistique, tome VIII, pages 53-57.

[400] Ou éch’vèlé, qu’enregistrent Michaëlis et Passy: mais où diable prononce-t-on ainsi?

[401] C’est ainsi que certains mots étrangers ne se sont francisés complètement que par la chute d’une consonne: sauerkraut est devenu choucroute en perdant un r, roatsbeef et beefsteack ont perdu un t ou un s. D’autres ont intercalé un e muet après la seconde consonne, comme partenaire, de l’anglais partner, ou lansquenet, de l’allemand landsknecht. Voir sur ce point Léonce Roudet, Remarques sur la phonétique des mots français d’emprunt, dans la Revue de philologie française de 1908.

[402] Domergue l’entendait encore, mais on ne l’entend plus aujourd’hui que dans le Midi, et aussi dans le chant, où on entend même beaucoup trop de chanteurs le prononcer comme eu fermé. Cette prononciation de l’e final est particulièrement grotesque au café-concert, où on appuie d’une façon invraisemblable:

Mariet’teu,
Ma mignonet’teu,
Tu m’as quitté, ça, c’est pas chouet’teu.

Il paraît que cela fait partie intégrante du genre!

[403] Il y a encore des gens à l’esprit prévenu qui ne veulent pas en convenir: des raisons littéraires ou purement subjectives leur font contester même des phénomènes constatés par des instruments enregistreurs. C’est à peu près comme s’ils disaient qu’il ne fait pas froid quand le thermomètre est à dix degrés au-dessous de zéro. Mais leurs dénégations obstinées n’empêchent pas les faits d’être les faits.