[453] On n’a pas oublié le président de la République que le peuple appelait généralement Félixe Faure, à moins que ce ne fût Felisque.
[454] Nous reviendrons sur ce point au chapitre de l’S. C’est pour le même motif que le p est tombé dans (p)tisane ou (P)falsbourg, et aussi, au XVIᵉ et au XVIIᵉ siècle, dans psaume.
[455] Rotrou, Laure persécutée, acte I, scène 10.
[456] De même, à fortiori, Plutôt que d’ lever tes voiles, et non plutôt qu’ de lever (V. Hugo, Contemplations, IV, III).
[457]Les Burgraves, acte I, scène 3.
[458] Par exemple, avec cet hémistiche de V. Hugo ou d’Edmond Rostand: Qu’est-ce que c’est que ça, où le second que ne peut pas rester tout à fait muet, même entre deux toniques.
[459] De même Bo-ieldieu. Mais il ne faut pas confondre ces cas, qui d’ailleurs ne sont pas fréquents, avec celui des voyelles suivies d’un e muet final, qui ne s’entend plus, mais qui a toujours été distinct: hai-e, haï-e, joi-e, obéi-e.
[460] Pourtant Edmond Rostand consent à la diphtongue dans ruine, et cela régulièrement, chose extraordinaire. Il est à souhaiter qu’on l’imite.
[461] Ceux-là se distinguent aussi par la prononciation du t, et la liste est assez longue: dations, relations, délations, translations, rations, complétions, éditions, reéditions, notions, exécutions, persécutions, mentions, exemptions, attentions, intentions, contentions, inventions, réfractions, rétractions, contractions, affections, désaffections, infections, désinfections, injections, objections, inspections, dictions, acceptions, exceptions, options, adoptions, désertions, portions.
[462] Auxquels il faut joindre gri-ef, bri-èveté et quatri-ème. On est stupéfait de voir Michaëlis et Passy indiquer deux prononciations différentes, avec ou sans diphtongue, pour meurtrier, encrier, tablier, et tous les substantifs de ce groupe, sauf ouvrier!