[516] Mais non dans cric, onomatopée, ni même dans cric crac, ou de bric et de broc, où tous les c se prononcent. L’Académie prétend que tabac est familier, comme si le peuple ne disait pas taba(c). Le c est également muet dans Saint-Brieu(c).

[517] Et plus encore celui de lombric, malgré Michaëlis et Passy, aussi bien que celui de porc-épic.

[518] Il n’en était pas ainsi autrefois. De là la confusion qui a changé la rue Saint-André-dès-Arcs en rue Saint-André-des-Arts. Toutefois d’autres prétendent que arts a remplacé dans ce nom ars, brûlé, c’est-à-dire atteint du mal des ardents.

[519] De même Gobsec(k), Brunswic(k), Van Dyc(k), Gluc(k), etc., et aussi Lecoc(q), Lestoc(q), Vic(q) d’Azyr.

[520] Il faut excepter quelques noms propres comme Ranc.

[521] Le Dictionnaire général trouve encore cette prononciation «familière». Familière ou non, il n’y en a pas d’autre qui soit usitée, quoi qu’il en dise, et malgré Michaëlis et Passy; et je ne sache pas qu’on dise non plus zinquer, ni zinqueur. On devrait tout simplement écrire zing, comme on écrit zingueur.

[522] Pourtant le c sonne très rarement dans porc (voir page 363).

[523] Ce dernier mot vient pourtant du germanique mark; mais il est francisé sous la forme marc, tandis que dans mark, monnaie allemande, le k sonne naturellement. Dans Marc, nom propre, le c avait cessé de se prononcer, et l’on dit de préférence: le lion de Saint-Mar(c), à Venise, ou Saint-Mar(c), nom propre; mais on dit l’Évangile de Marc ou de saint Marc, et surtout on fait sonner le c de Marc prénom. De même a fortiori dans Marc-Aurèle ou Marc-Antoine, et même Saint-Marc-Girardin.

[524] Ni dans Lecler(c) ou Lecler(cq) ou Maucler(c) pas plus que dans l’expression de cler(c) à maître, qui n’est plus usitée que dans l’administration militaire. Il sonne dans Ourc(q).

[525] Contra(ct) a au contraire perdu son c dans l’écriture, ce qui l’a mis à l’abri.