[534] On sait qu’églogue et cigogne étaient autrefois éclogue et cicogne; égale, migraine, église, et depuis bien plus longtemps, n’ont-ils pas remplacé aussi un c par un g? De même on a prononcé segret et segrétaire jusqu’au XIXᵉ siècle: Domergue ne prononce pas autrement; ce n’est qu’au siècle dernier que le c s’est rétabli dans ces mots. Pendant longtemps on a non seulement prononcé, mais écrit négromant et négromancie. C’est naturellement aussi un g qu’on entend dans Jean Second ou Secondat de Montesquieu. C’est le contraire de gangrène, qui s’est prononcée cangrène jusqu’au siècle dernier.
[535] Parce qu’il l’avait aussi dans Claude et Claudine.
[536] Le Dictionnaire général joint à ces mots ac-clamer, mais cela s’impose encore moins. Michaëlis et Passy n’admettent le c double que dans gecko, alors que précisément ck se prononce partout comme un seul c. On peut encore prononcer deux c dans les noms latins: Bac-chus, Boc-choris, Boc-chus, Flac-cus, Grac-chus, et quelques noms étrangers: Bec-caria, Boc-cador, Boc-cherini, Civita-Vec-chia, Pic-colomini, Sac-chini, Sec-chi, Veroc-chio, mais plus dans Bo(c)cace, complètement francisé avec un seul c.
[537] Au XVIᵉ siècle, on prononçait les deux c comme un seul, même dans ce cas: a(c)cident; et cette prononciation s’entend encore dans les pays qui ont l’acent. Aja(c)cio se prononce toujours avec un seul c.
[538] Voir plus loin, an chapitre de l’S.
[539] Le cas de cqu est le même que celui de ck.
[540] De même Cellini et Forcellini, Cenci et Cérisoles, Bonifacio, Ajaccio, avec un seul c, Cialdini, Cimabué, Civita-Vecchia, Concini, Garcia, Mancini, Mincio, Terracine, et même Vinci, et peut-être Cimarosa et Botticelli. On prononce le c de même dans Cecil, Cellamare, Cervantès et Ceuta, Cincinnati, Cintra, Ciudad-Real.
[541] De même Abatucci, Bacchiochi, Carducci, Carpaccio, Lecce, Lorenzaccio, Picciola, Piccinni, Pulci, Ricci, Vecellio. Vermicelle et violoncelle ont connu longtemps une étape intermédiaire, en se prononçant vermichelle et violonchelle, admis par Domergue et Mᵐᵉ Dupuis, et dont on trouve encore des traces, mais fort rares.
[542] Le cz polonais se prononce tch, mais nous ne le prononçons guère ainsi qu’à la fin des noms, comme dans Mickiewicz ou Sienkiewicz: partout ailleurs on le prononce généralement gz, et c’est un tort. Notons en passant que le premier c de Mickiewicz doit se prononcer à part, comme ts. Le cz hongrois, qui s’écrit aujourd’hui c, doit se prononcer ts, et non gz, dans Czerny, Munkaczy, Ra-koczy.
[543] Pour ce mot, voir p. 49. De même Lamec(h), Metternic(h), Munic(h), Zuric(h), Koc(h), Moloc(h), Enoc(h), Saint-Roc(h), Sacher-Masoc(h), Baruc(h), etc., et aussi Utrec(ht) ou Maëstric(ht).