Est-ce qu’elle a laissé, d’un esprit négligent,
Dérober quelque aiguière ou quelque plat d’argent?
On prononce de même Falguière, Laromiguière ou Lesdiguières, Séguier ou Tréguier, et aussi Guieysse, Laguiole ou Manguio.
[594] On prononce également ghi dans Draguignan, et ghin nasal dans banc d’Arguin (et non Argouine), comme dans Gaguin ou Guingamp.
[595] Gua se prononce goua dans les noms italiens ou espagnols: Aconcagua, Managua et Nicaragua, Aguado, Guadalaxara, Guadalquivir, Guadarrama, Guadiana, Guaranis, Guardafui, Guarini, Guarnerius, Guastalla, Guatemala, Guatimozin, Guayaquil, La Guayra, etc., et même Guadeloupe, qui est pourtant francisé. Toutefois le son ghè a prévalu en France, au lieu de gouè, pour Paraguay et Uruguay, sauf dans les départements qui fournissent des immigrants à ces pays. Je ne parle pas de Lauraguais, qui devrait s’écrire Lauragais: c’est un nom français dont la prononciation ne saurait être douteuse. Guadet et Guay se prononcent avec ou sans u, mais pas avec le son ou. Liguori se prononce par go.
[596] Dans les noms propres, surtout étrangers, il se trouve devant d’autres consonnes, et s’y prononce: Longfellow, Mengs, Longwood, et même Augsbourg. On sait que dans Lon(g)wy il ne se prononce pas.
[597] De même Pygmalion, Agde ou Bagdad.
[598] Nous retrouverons l’n mouillé à la suite de l’N.
[599] Igname a toujours été mouillé, venant de l’espagnol: ig-name, indiqué par quelques dictionnaires, sans doute parce que ce mot n’est pas populaire, est une erreur. Le g s’isole encore dans Gnathon et Gnide, Ag-ni et aussi Anag-ni (quoique à tort), Ig-natief, Mag-nus et Mag-nence, mais non dans Agnès, prénom populaire. Dans Prog-né, il peut d’autant moins se mouiller que la meilleure forme est Procné.
[600] Pour signet et quelques autres mots, voir au chapitre de l’N.
[601] De même Ag-gée, Eg-ger, Fug-ger, Eg-gis. Les noms propres offrent parfois deux g devant d’autres voyelles, et ils s’y prononcent tous les deux: Hog-gar, Toug-gourt, et aussi Djag-gernat.