[628] De même York, Cork: et même après une nasale: Monk.

[629] Dekkan s’écrit aussi Deccan, et les deux k s’y prononcent.

[630] Beaucoup de noms bretons commencent par Ker, qui signifie maison.

En anglais, au commencement des mots, kn se prononce n: (k)night, (k)nox, (k)nock-out.

[631] Pendant longtemps pluriel s’est écrit et prononcé plurier, par une fausse analogie avec singulier; mais cette orthographe a disparu depuis Vaugelas, et la prononciation en é, qui a continué quelque temps, s’est accommodée par la suite à l’écriture.

[632] Au XVIᵉ siècle, les mots col, fol, sol, n’étaient déjà plus que des graphies conventionnelles pour cou, fou, sou, et se prononçaient par ou, même devant les voyelles. On conte qu’un jour un instituteur reprit un écolier qui prononçait col, en l’invitant à prononcer comme s’il y avait un u, et l’écolier, docile, mit un u à la place de l’o. La prononciation par ol a été reprise depuis dans certains cas, pour des raisons d’euphonie, et même il est arrivé que col et cou ont fait deux substantifs différents. Pour -eul, il y a eu des exceptions, mais elles ont disparu: par exemple, on a dit long-temps linceu(l), filleu(l), tilleu(l), sans parler des l qu’on ajoutait à cheveu(l) ou moyeu(l). D’autre part, la finale -eul a été souvent mouillée comme dans Choiseul, et l’est encore dans Santeul; dans les noms communs elle est devenue -euil en pareil cas: ainsi chevreuil et écureuil, venus de chevreul (qui est resté comme nom propre) et d’écureul. D’autre part, linceul tend aujourd’hui encore à devenir linceuil. Dans Voltaire (Henriade, IV, 449-450), Bayeul rime avec Longueil, et Delille fait rimer chèvrefeuil avec tilleul (Paradis perdu, IV).

[633] Tapecu s’écrit même sans l. Mais l’l se prononce dans culbute, qui ne fait qu’un mot, autrefois culebute. Dans les noms propres, l’l final se prononce toujours, y compris les mots en -oul, Arnoul, Fortoul, Hautpoul, Mâchecoul, Mossoul.

[634] De même Du Barrail, Du Fail, Gail, Montmirail (le Montmirail de la Marne se prononce rèle, et celui de la Sarthe ral), Corbeil, Verceil, Foucher de Careil, Verneuil, Auteuil, Bourgueil; voir aussi page 92, note 4.

[635] Mais à quoi bon, puisqu’on ne dit pas rèler?

[636] Et quelques noms propres, comme Nil, Anquetil, Myrtil, Daumesnil, Brésil, etc.