[923] Tô(t) tou tard, étant un peu cacophonique, se remplace avantageusement par tô(t) ou tard.
[924] La liaison n’est indispensable ici que dans les noms composés, comme Pon(t)-tà-Mousson, Pon(t)-tAudemer, Pon(t)-tEuxin, aussi bien que celle de Saint devant une voyelle, ou celle de Lo(t)-tet-Garonne. On la fait aussi ordinairement, par tradition, dans le titre du Dépi(t) tamoureux.
[925] Il n’est pas possible d’accepter:
Blanc comme Eglé qui dor(t) tauprès d’un ami sien.
et cela par-dessus la césure, avec un lien médiocre entre les mots! Pourquoi pas à tor(t) tet à travers?
[926] On dit aussi généralement Por(t)-tau-Prince; mais Por(t)-Arthur, Por(t)-Élisabeth, etc., doivent se passer de liaison.
[927] Je rappelle qu’on disait autrefois vi(f) vargent, bœu(f) và la mode.
[928] C’est ainsi que le verbe suiver, de suif, est devenu suiffer: «Suiver: quelques-uns disent suiffer», dit l’Académie en 1845; et en 1878: «Suiffer: quelques-uns disent suiver.» En 19..., elle dira suiffer tout court, à moins qu’elle ne dise suifer, ce qui serait plus simple.
[929] Voir plus haut, page 345, si(x) zavril et entre si(x) zet sept.
[930] Et cela ne date pas d’aujourd’hui, s’il est vrai qu’un conseiller au Parlement ait chassé une femme qui, étant allée à la fenêtre, à sa prière, pour s’enquérir du temps qu’il faisait, lui avait répondu: «Le tem(ps) zest beau.» Mais dans la fameuse chanson où Nadaud fait parler un gendarme, il conviendra de lui faire dire, parce qu’il est tout fier de montrer qu’il sait l’orthographe: