Il faut y ajouter comte et ses dérivés auxquels on a conservé l’m tout à fait exceptionnellement, devant un t, sans doute pour éviter une confusion avec conte[335].

La prononciation est d’ailleurs exactement la même aujourd’hui, que la consonne qui termine la nasale soit m ou n: camp, champ et temps, camper et ambition, membre, tempe et emmener, nimbe et simple, plomb et nombre, rompre et rompt ou romps, et humble, prononcent leurs nasales exactement comme ange, cintre, ronde ou défunt.

A la fin des mots s’il n’y a pas de consonne à la suite, la voyelle nasale est toujours écrite avec un n, les finales en m ayant perdu le son nasal. Il faut excepter:

Dam et au besoin quidam[336];

Daim, faim, essaim, étaim[337]; de plus, thym;

Nom et ses composés avec dom, qui est le même mot que l’espagnol don[338];

Parfum[339].

Dans tous les autres mots, l’m final se prononce à part, mais d’ailleurs tous ces mots sont des mots étrangers, prononcés comme ils sont écrits, ou des mots latins: harem, intérim, album, etc.[340].

2º De quelques nasales intérieures, disparues ou conservées

Outre les finales en m, il y a encore d’autres syllabes qui ont perdu en français le son nasal. On parlera plus loin des finales en -en. Je veux parler ici de certaines syllabes intérieures, où la nasale n ou m était suivie d’un autre n ou m.