— Mais oui ! Je crois bien que c’est cela…
Je me mis à rire, et j’expliquai comment j’avais retrouvé le billet de Calandrap, que je rendis à Fortuné.
Mais lui, plus troublé peut-être qu’auparavant, demeurait anéanti, répétant :
— Je vais chez Angèle, oui, j’y vais tout de suite…
Pourtant il ne remuait point.
— Je vous y engage, répondis-je. Adieu, et bonne chance.
Il me retint par le bras.
— Venez avec moi, me demanda-t-il. Vous avez des trains jusqu’à minuit.
L’espérance de contempler Angèle me tentait. Lorillard, en insistant, me décida :
— Voyez-vous, m’avouait-il, tandis que nous sortions une fois de plus de la gare, quand j’ai eu perdu la lettre ce matin, je me suis dit : — Quel malheur ! Angèle m’aurait si bien reçu ! — Et maintenant que j’ai retrouvé l’adresse, j’ai peur, je pense qu’Angèle, sans doute, va me mettre à la porte.