[527] Var. Tu m'en vas tant conter de ma perfection,
Qu'à la fin j'en aurai trop de présomption.
PHIL. S'il est permis d'en prendre à l'égal du mérite,
Tu n'en saurois avoir qui ne soit trop petite.
CLOR. Mon mérite est si peu.... PHIL.Tout beau, mon cher souci;
C'est me désobliger que de parler ainsi[527-a].
Nous devons vivre ensemble avec plus de franchise:
Ce refus obstiné d'une louange acquise
M'accuseroit enfin de peu de jugement,
D'avoir tant pris de peine et souffert de tourment,
Pour qui ne valoit pas l'offre de mon service[527-b].
CLOR. A travers tes discours si remplis d'artifice
Je découvre le but de ton intention:
C'est que, te défiant de mon affection,
Tu la veux acquérir par une flatterie.
Philandre, ces propos sentent la moquerie. (1633-57)
[527-a] Vois que c'est m'offenser que de parler ainsi. (1648)
[527-b] Pour qui ne vaudroit pas l'offre de mon service. (1648)
[528] Var. Épargne-moi, de grâce, et songe, plus discret,
Qu'étant belle à tes yeux, plus outre je n'aspire. (1633-68)
[529] Var. Que tu sais dextrement adoucir mon martyre! (1633-63)
[530] Var. A peine mon esprit ose croire à mes sens. (1633-57)
[531] Var. On peut voir quelque chose aussi beau comme toi. (1633-64)
[532] Var. Que ceux qu'il a reçus de ton divin portrait. (1633-60)
[533] Var. Et qui tout aussitôt que tu te fais paroître,
Afin de te mieux voir se met à la fenêtre. (1648)
[534] Var. Dois-je prendre ceci pour de l'argent comptant?
Oui, Philandre, et mes yeux t'en vont montrer autant. (1633-57)