[570] Var. Vaine frayeur pourtant dont je veux te guérir.
TIRS. M'en guérir!
CLOR. Laisse faire: Éraste sert Mélite,
Non pas? mais depuis quand[570-a]?
TIRS. Depuis qu'il la visite
Deux ans se sont passés. CLOR. Mais dedans ses discours
Parle-t-il d'épouser?TIRS. Oui, presque tous les jours.
CLOR. Donc, sans l'appréhender, poursuis ton[570-b] entreprise;
Avecque tout son bien Mélite le méprise.
[Puisqu'on voit sans effet deux ans d'affection]. (1633-57)
Var. Ce sont vaines frayeurs dont je te veux guérir. (1660)
[570-a] Mais sais-tu depuis quand? (1654)
[570-b] Son pour ton, dans l'édition de 1657, est évidemment une faute.
[571] Var. On prend au premier bond les hommes de sa sorte[571-a].
De crainte qu'à la longue ils n'éteignent leur feu[571-b].
TIRS. Mais il faut redouter une mère. CLOR. Aussi peu.
TIRS. Sa puissance pourtant sur elle est absolue.
[571-a] On prend au premier bond les hommes de la sorte. (1652-57)
On prend soudain au mot les hommes de la sorte. (1660)
[571-b] De peur qu'avec le temps ils n'éteignent leur feu. (1644-57)
CLOR. Oui, mais déjà l'affaire en seroit résolue,
Et ton rival auroit de quoi se contenter. (1633-57)
[572] Var. Pour de si bons avis il faut que je te baise. (1633)
[573] Var. Moi, je m'en vais dans le logis attendre. (1633-57)
[574] Var. Un baiser refusé lui fera souvenir. (1633-48)
Var. Un moment de froideur le fera souvenir. (1663 et 64)
[575] Var. Il baille une lettre à Cliton. (1633, en marge.)—Il lui donne une lettre. (1663, en marge.)