[615] Var. Bien que ce soit un heur où prétendre je n'ose. (1633-57)
[616] Volontés sujettes, volontés soumises à une mère. La réponse de Mélite éclaircit parfaitement ce que cette expression pourrait avoir d'obscur.
[617] Var. Consultez seulement avecque vos appas. (1633-57)
Var. Consultez en vous-même un moment vos appas. (1660)
[618] Var. Avoir sur tout le monde un pouvoir si suprême. (1633-57)
[619] Var. Je m'en voudrois remettre à son commandement. (1633-60)
[620] Var. [Dispensent mon devoir de ces formalités.]
TIRS. Souffre donc qu'un baiser cueilli dessus ta bouche
M'assure entièrement que mon amour te touche.
MÉL. Ma parole suffit.
TIRS. Ah! j'entends bien que c'est:
Un peu de violence en t'excusant te plaît.
MÉL. Folâtre, j'aime mieux abandonner la place,
Car tu sais dérober avec si bonne grâce
Que bien que ton larcin me fâche infiniment,
Je ne puis rien donner à mon ressentiment.
TIRS. Auparavant l'adieu reçois de ma constance
Dedans ce peu de vers l'éternelle assurance.
MÉL. Garde bien ton papier, et pense qu'aujourd'hui. (1633-48)
[621] Var. [Mélite veut te croire autant et plus que lui][621-a].
TIRSIS. Il lui coule le sonnet dans le sein, comme elle se dérobe[621-b].
Par ce refus mignard qui porte un sens contraire,
Ton feu m'instruit assez de ce que je dois faire.
O ciel! je ne crois pas que sous ton large tour
Un mortel eut jamais tant d'heur ni tant d'amour. (1633-48)
[621-a] Mélite te veut croire autant et plus que lui. (1652-64)
[621-b] TIRSIS, lui coulant le sonnet dans le bras. (1644 et 48)
[622] Var. TIRCIS, seul. (1652-60)