[633] Var. Fussent d'intelligence avecque le visage. (1633-60)
[634] Peut-être cette prononciation était-elle en usage lorsque la pièce fut représentée pour la première fois, mais elle était certainement abandonnée lorsque Corneille publiait les dernières éditions de son théâtre. Voyez le Lexique.
[635] Var. Doncques, si ta raison ne se trouve déçue. (1633-57)
[636] Var. Et qui te fait juger son amour si parfaite.
TIRS. Une parfaite amour a trop de truchements. (1633-57)
[637] Var. Un clin d'œil, un soupir.... (1633)
[638] Var. Ces choses ridicules
Ne servent qu'à piper des âmes trop crédules. (1633-57)
[639] Var. Les douceurs que la belle, à tout autre[639-a] farouche,
T'a laissé dérober sur ses yeux, sur sa bouche,
Sur sa gorge, où, que sais-je? TIRS. Ah! ne présume pas
Que ma témérité profane ses appas,
Et quand bien j'aurois eu tant d'heur, ou d'insolence,
Ce secret, étouffé dans la nuit du silence,
N'échapperoit jamais à ma discrétion.
PHIL. Quelques lettres du moins pleines d'affection
Témoignent son ardeur? TIRS. Ces foibles témoignages
D'une vraie amitié sont d'inutiles gages;
Je n'en veux et n'en ai point d'autre que sa foi[639-b].
PHIL. Je sais donc bien quelqu'un plus avancé que toi.
TIRS. Plus avancé que moi? j'entends qui tu veux dire,
Mais il n'a garde d'être en état de me nuire:
Ce n'est pas d'aujourd'hui qu'Éraste a son congé.
PHIL. Celui dont je te parle est bien mieux partagé.
TIRS. Je ne sache que lui qui soupire pour elle. (1633-57)
[639-a] On lit dans toutes les éditions indiquées: toute autre, pour tout autre.
[639-b] Je n'en veux et n'en ai point d'autres que sa foi. (1644-57)
[640] Var. J'en connois donc quelqu'un plus avancé que toi. (1663)