[772] Var. [Sans le triste secours de ce dur souvenir.]
Souvenir rigoureux de qui l'âpre torture
Devient plus violente et croît plus on l'endure,
Implacable bourreau, tu vas seul étouffer
Celui dont le courage a dompté tout l'enfer.
Qu'il m'eût bien mieux valu céder à ses furies!
Qu'il m'eût bien mieux valu souffrir ses barbaries,
Et de gré me soumettre, en acceptant sa loi,
A tout ce que sa rage eût ordonné de moi!
Tout ce qu'il a de fers, de feux, de fouets, de chaînes,
Ne sont auprès de toi que de légères peines. (1633)
[773] Var. Oui, ce qu'ont les enfers, de feux, de fouets, de chaînes. (1644-63)
[774] Var. De grâce, un peu de trêve, un moment, un moment. (1633)
[775] Var. Il montre son épée. (1633, en marge.)—Ce jeu de scène n'est point indiqué dans les éditions de 1644-60.
[776] Var. Nourrice, et qui t'amène en ces lieux pleins d'effroi? (1633-60)
[777] Var. Cliton la vit pâmer, et se troubla de sorte. (1660)
[778] Var. Cet enfer, ces combats, ne sont qu'illusion.
ÉR. Je ne m'abuse point; j'ai vu sans fiction
Ces monstres terrassés se sauver à la fuite. (1633-57)
[779] Var. [De vrai, ce que tu dis a beaucoup d'apparence.]
Depuis ce que j'ai su de Mélite et Tirsis,
Je sens que tout à coup mes regrets adoucis
Laissent en liberté les ressorts de mon âme;
Ma raison par ta bouche a reçu son dictame.
Nourrice, prends le soin d'un esprit égaré,
Qui s'est d'avecque moi si longtemps séparé:
[Ma guérison dépend de parler à Mélite.] (1633-57)
[780] Var. [Donnez-vous le loisir de changer de visage;]
Nous pourvoirons après au reste en sa saison.
ÉR. Viens donc m'accompagner jusques en ma maison;
Car si je te perdois un seul moment de vue,
Ma raison, aussitôt de guide dépourvue,
M'échapperoit encor. LA NOURR. Allons, je ne veux pas. (1533-57)
[781] Var. Je ne veux point d'un cœur qu'un billet aposté
Peut résoudre aussitôt à la déloyauté. (1633)