[1410] Var. [C'est lui qui sourdement a conduit ce traité.]
ALC. Ce n'est pas grand dommage: aussi bien tant de feintes
M'alloient bientôt donner d'ennuyeuses contraintes.
Ils peuvent achever quand ils trouveront bon:
Rien ne les troublera du côté d'Alcidon.
Cependant apprends-moi ce que fait ta maîtresse.
LA NOURR. Elle met la nourrice au bout de sa finesse. (1634-57)

[1411] Var. Je n'eusse jamais cru qu'elle l'eût tant aimé. (1634-60)

[1412] Var. Tu m'as beau supplier; mon esprit épuisé. (1634-60)

[1413] Divertir, détourner.

[1414] Var. Je ne sais qu'un moyen, mais je ne l'ose dire. (1634-60)

[1415] Var. Je te peux en tenir la fausse porte ouverte. (1634)

[1416] Var. Que trop, mais je ne sache après où me sauver. (1634-57)

[1417] Var. Tu n'en saurois manquer, aveugle, considère
Qu'on t'enlève Doris: va quereller son frère,
Fais éclater partout un faux ressentiment.
Trop d'amis s'offriront à venger promptement
L'affront qu'en apparence aura reçu ta flamme,
Et lors (mais sans ouvrir les secrets de ton âme)
Tâche à te servir d'eux. ALC. Ainsi tout ira bien.
[Ce prétexte est si beau que je ne crains plus rien.](1634-57)
Var. On t'enlève Doris, et ta feinte colère. (1660)

[1418] Var. [Retardoit les effets dus à notre amitié.]
ALC. Voilà grossièrement chercher à te dédire:
Avec leurs trahisons ta lâcheté conspire[1418-a],
Puisque tu sais leur crime et consens leur bonheur.
Mais c'est trop désormais survivre à mon honneur;
C'est trop porter en vain par leur perfide trame
La rougeur sur le front et la fureur en l'âme:
Va, va, n'empêche plus mon désespoir d'agir;
Souffre qu'après mon front ce flanc puisse en rougir,
Et qu'un bras impuissant à venger cet outrage
Reporte dans mon cœur les effets de ma rage.
CÉL. Bien loin de révoquer ce que je t'ai promis,
Je t'offre avec mon bras celui de cent amis.
Prends, puisque tu le veux, ma maison pour retraite;
Dispose absolument d'une amitié parfaite:
Je vois trop que Philiste en te volant ton bien. (1634-57)

[1418-a] Avec leurs trahisons ton amitié conspire. (1644-57)