[1251] L'édition de 1682 a seule ici: ces accidents, pour ses accidents.
[1252] Après le nom d'ALCANDRE, Thomas Corneille, dans l'édition de 1692, a ajouté ici, et plus bas à la fin de la scène: à Dorante, indication qui n'est pas inutile pour la clarté.
[1253] Var. Il vous faut sans réplique accepter ses arrêts. (1639)
[1254] Un grand nombre d'écrivains publics étaient alors établis dans le cloître de Saint-Innocent. L'auteur d'un petit écrit publié en 1615 et qui a pour titre Le Secrétaire de Saint-Innocent, fait l'apologie de cette profession, «laquelle, dit-il, ne me fait pas.... si peu d'honneur, qu'il n'y ait encore un des marguilliers et deux bourgeois de la paroisse qui me saluent les premiers quand ils me rencontrent et me disent en passant: «Dieu vous gard', Monsieur!» Qu'en pourroit attendre davantage un gentilhomme de dix mille francs de rente? Il s'en sentiroit bien fort honoré.» Quant aux profits, ils n'étaient pas bien considérables, à ce qu'il paraît; car nous voyons un charbonnier et un crocheteur aborder l'écrivain, lui payer à boire; après quoi, le charbonnier lui dit: «Vous ne serez pas malcontent de nous, qui avons encore chacun une pièce de cinq sous de reste après avoir bu.» Ce qui fait dire à l'auteur, émerveillé d'une si bonne aubaine: «Qui fut bien aise d'une si belle et si utile occasion, à laquelle chaque bissexte n'en porte pas deux semblables? ce fut moi.»—Voyez encore, dans la Ville de Paris en vers burlesques de Berthod, le long morceau où il décrit la conduite et le style des secrétaires de Saint-Innocent.
[1255] Var. Ennuyé de la plume, il le quitta soudain. (1644-68)
—Les éditions de 1652 et de 1657 donnent, par erreur: se quitta, pour le quitta.
[1256] A la foire Saint-Germain, qui se tenait sur l'emplacement actuel du marché Saint-Germain et s'étendait jusqu'à l'extrémité de la rue de Tournon et aux environs du Luxembourg. Elle s'ouvrait le 3 février; elle a eu lieu pour la dernière fois en 1789.
[1257] Var. Et dans l'Académie il joua de la main. (1639)
[1258] La fontaine de la Samaritaine, élevée sur le Pont-Neuf, tirait son nom d'un groupe de bronze doré représentant Jésus et la Samaritaine auprès du puits de Jacob. Elle a été entièrement détruite en 1812.—Nous appelons encore ponts-neufs les chansons qui courent les rues.
[1259] On pourrait être tenté de croire qu'il est question de Gautier-Garguille, comédien d'abord au Marais, et ensuite à l'Hôtel de Bourgogne; mais les noms Gautier et Guillaume s'employaient autrefois d'une manière générale, comme aujourd'hui Pierre et Paul. Voyez Godefroy, Lexique de Corneille, tome II, p. 433.