[533] Var. Ne les redouble point par ce funeste augure. (1637-68)
[534] Var. Madame, à vos genoux j'apporte cette épée. (1637-56)
[535] Cette scène semble avoir fourni à Racine l'idée de l'admirable dialogue d'Oreste et d'Hermione dans Andromaque (acte V, scène III).
[536] Var. [N'eût jamais succombé sous un tel assaillant.]
ELV. Mais, Madame, écoutez. CHIM. Que veux-tu que j'écoute?
Après ce que je vois puis-je être encore en doute?
J'obtiens pour mon malheur ce que j'ai demandé,
Et ma juste poursuite a trop bien succédé.
Pardonne, cher amant, à sa rigueur sanglante;
Songe que je sais fille aussi bien comme amante:
Si j'ai vengé mon père aux dépens de ton sang,
Du mien pour te venger j'épuiserai mon flanc;
Mon âme désormais n'a rien qui la retienne;
Elle ira recevoir ce pardon de la tienne.
Et toi qui me prétends acquérir par sa mort,
Ministre déloyal de mon rigoureux sort,
[N'espère rien de moi, tu ne m'as point servie.] (1637-56)
[537] Var. [Tu peindras son malheur, mon crime et ta vaillance?]
Qu'à tes yeux ce récit tranche mes tristes jours?
Va, va, je mourrai bien sans ce cruel secours[537-a];
Abandonne mon âme au mal qui la possède:
Pour venger mon amant, je ne veux point qu'on m'aide[537-b]. (1637-56)
[537-a] Va, va, je mourrai bien sans ton cruel secours. (1644 in-12)
[537-b] Ce vers termine la scène dans les éditions indiquées.
[538] Var. J'aimois, vous l'avez su; mais pour venger un père. (1637-44 in-4o)
Var. J'aimois, vous le savez; mais pour venger un père. (1644 in-12)
[539] Les éditions de 1637 I., de 1638 P., de 1639 et de 1644 in-4o portent par erreur prescrire, pour proscrire.
[540] Var. D'avouer par sa bouche une amour légitime. (1637 P., 37 in-12 et 38)
—L'édition de 1644 porte un amant, pour un amour.