[550] Var. A ce seul nom de Cid ils trembleront d'effroi. (1637 in-4o et 39-56)
Var. A ce seul nom de Cid ils tomberont d'effroi. (1637 in-12 et 38)

[551] L'édition de 1637 in-12 donne contre moi, au lieu de contre toi.

[552] Les éditions de cette pièce sont nombreuses. Les premières remontent à 1621 (dans la première partie des Comedias de Guillem de Castro, Valencia, Felipe Mey), peut-être à 1618 (Valence, même imprimeur, mais cette date est douteuse). L'édition séparée dont nous nous sommes servi pour les citations espagnoles de l'Appendice est de 1796 (Valencia, en la Imprenta de J. y T. de Orga), in-4o, très-correcte. Le texte lu par Corneille devait contenir des incorrections et quelques légères variantes antérieures à une révision.

[553] Les Observations de Scudéry contiennent une liste de rapprochements entre Guillem de Castro et Corneille, dressée avec l'intention avouée d'établir que notre poëte doit tout à son modèle espagnol. Loin de dissimuler ses emprunts, Corneille prit soin, dans ses éditions de 1648, 1652, 1656 (voyez p. [87], note 209, et p. [103]), de compléter le travail de Scudéry, fit imprimer en caractères italiques tous ceux de ses vers qu'il regardait comme de véritables imitations, et plaça en note au bas des pages le texte espagnol. Par malheur, l'exiguïté de l'espace réservé à ces notes, le morcellement des citations, la mauvaise impression que Corneille devait avoir sous les yeux, l'inexpérience de ses propres imprimeurs, ont introduit dans ce travail une foule d'erreurs de tous genres; il importait de les corriger, d'adopter une orthographe plus uniforme et de motiver, quand ils en valaient la peine, les changements rendus nécessaires par tant d'incorrections et de négligences. M. Viguier, à qui nous devons déjà la traduction des romances espagnols placés par Corneille à la suite de son Avertissement, a bien voulu s'offrir, comme lecteur curieux, et nous ajouterons très-fin et très-habile appréciateur, de Corneille et du théâtre espagnol, à nous seconder dans cette tâche délicate. Ce n'est là du reste que la moindre des obligations que nous lui avons. On en jugera en lisant l'examen comparatif des Mocedades del Cid, qui forme la deuxième section de cet Appendice, et qu'il a entrepris tout exprès pour en enrichir cette édition.

[554] Voyez plus loin, p. [216], note 576.

[555] La seconde partie est un autre drame historique, tout à fait distinct, qui n'appartient plus précisément à la jeunesse du Cid; Mocedades serait tout aussi bien traduit par les Prouesses du Cid. Le théâtre espagnol possède des Mocedades de Roldan (Roland), de Bernardo del Carpio, etc.

[556] On sait que les trois Journées de ces drames sont de longs actes, non partagés en scènes à notre manière.

[557] Acte II, scène VIII, vers 706-708. Dans les premières éditions (1637-56), au lieu de le Comte, on lit au dernier vers: l'Orgueil, souvenir du surnom de Lozano qu'avait le comte de Gormas.

[558] Acte I, scène III, vers 177 et suivants.

[559] Acte I, scène III, vers 225.