[1294] Var. Et qu'une femme enfin dans l'infélicité. (1643-64)
[1295] Var. [Nous en avons beaucoup pour être de vrais Dieux[1295-a].]
Peut-être qu'après tout ces croyances publiques
Ne sont qu'inventions de sages politiques,
Pour contenir un peuple ou bien pour l'émouvoir,
Et dessus sa foiblesse affermir leur pouvoir.[1295-b]
[Enfin chez les chrétiens les mœurs sont innocentes,
Les vices détestés, les vertus florissantes;]
Jamais un adultère, un traître, un assassin;
Jamais d'ivrognerie, et jamais de larcin:
Ce n'est qu'amour entre eux, que charité sincère;
Chacun y chérit l'autre, et le secourt en frère;
[Ils font des vœux pour nous qui les persécutons.] (1643-56)
[1295-a] Lemazurier rapporte (tome I, p. 92) que quand Baron arrivait à ce vers, «il s'approchait de Fabian, comme lorsqu'on craint d'être entendu; et pour obliger ce confident à ne pas perdre un mot de ce qu'il allait lui dire, il lui mettait la main sur l'épaule.»
[1295-b] «Quoique ces vers n'expriment que le doute vague d'un païen, à qui les extravagances de sa religion rendoient suspectes toutes les autres religions, et qui n'avoit aucune connoissance des preuves évidentes de la nôtre, M. Corneille s'est reproché plusieurs fois de les avoir fait imprimer.» (Œuvres de Corneille, édition de 1738, Avertissement de Jolly, tome I, p. XXX.)
[1296] «Remarquez ici que Racine, dans Esther (acte III, scène IV), exprime la même chose en cinq vers:
Pendant que votre main, sur eux appesantie,
A leurs persécuteurs les livroit sans secours,
Ils conjuroient ce Dieu de veiller sur vos jours,
De rompre des méchants les trames criminelles,
De mettre votre trône à l'ombre de ses ailes.»
(Voltaire.)
[1297] Var. Que tu le connois mal! tout son fait n'est que mine. (1643-56)
[1298] Var. Je connois avant lui la cour et ses intriques,
J'en connois les détours, j'en connois les pratiques. (1643-56)
[1299] Var. Mais un vieux courtisan n'est pas si fort crédule. (1643-56)