[13] Il serait plus juste de dire: «la traduction très-libre,» mais au temps de Corneille on ne se faisait pas la même idée qu'aujourd'hui de la fidélité d'une traduction.
[14] Voyez ci-après, p. [8], note [19].
[15] Voyez p. [14], note [37].
[16] Flavio Biondo, né en 1388, mourut à Rome en 1463, laissant plusieurs savants ouvrages qui ont été publiés ensemble à Bâle en 1531. L'ouvrage ici mentionné a pour titre: Historiarum ab inclinatione romani imperii ad annum 1440, decades III, libri XXXI. Il devait embrasser l'histoire générale depuis la chute de l'empire romain jusqu'au temps de l'auteur; mais quand il mourut, il n'en avait écrit que trois décades et le premier livre de la quatrième. C'est au livre ix de la Ire décade qu'il est parlé de Pertharite.
[17] Ce nom est écrit ainsi dans toutes les impressions antérieures à 1668. Les éditions de 1668, 1682 et 1692 ont de même Rodelinde dans l'Examen; mais dans le texte de la pièce, elles donnent généralement, là où le nom n'est pas imprimé en capitales, Rodélinde, avec un accent[ [17-a].
[17-a] Dans l'examen d'Horace, les éditions de 1668 et de 1862 portent Rodélinde, comme dans le texte de Pertharite.
[18] Voici le passage que Corneille a ici en vue: «Ariperthus moriens duos filios Pertharitum et Gundibertum reliquit successores. Quorum temporibus Longobardi pacem cum Romanis Ravennatibusque et aliis Italiae populis imperio subjectis ubique servaverunt. Sed variis ipsi inter se motibus agitati sunt. Grimoaldus namque beneventanus, Longobardorum dux, ipsos fratres in regni administratione discordes esse intelligens, Romoaldum filium Beneventi ducem instituit, et magnas ducens copias, Papiam venit; qua ex urbe quum Pertharitum puerum regem fugasset, Gundibertum fratrem expulit Mediolano, apud quam urbem ipse a fratre divisus se cœperat continere.» (Blondi Flavii Forliviensis Historiarum ab inclinatione Romanorum imperii decas I, liber IX; édition de Venise, 1483, folio I, III vo.)
[19] Antoine du Verdier, seigneur de Vauprivas, né à Montbrison en 1544, mort en 1600. Celui de ses ouvrages dont Corneille a tiré ce morceau d'histoire traduit de Paul Diacre, parut d'abord à Lyon en 1576, sous ce titre: les Diverses leçons d'Antoine Duverdier suivant celles de P. Messie; puis il fut réimprimé avec des additions successives en 1584, 1592, 1605. Il contient le fruit des lectures de l'auteur et les extraits qu'il a faits des divers historiens grecs, latins et italiens, à l'imitation de Pierre Mexia, écrivain espagnol, qui avait publié en 1542 une compilation du même genre, traduite en français par Cl. Gruget, sous le même titre de Diverses leçons.
[20] L'édition de 1580 des Diverses leçons de du Verdier donne Partharite et Albert, pour Pertharite et Aripert.
[21] Corneille, ayant employé dans ses vers le titre de comte, au lieu de celui de duc, pour Grimoald, a changé dans le texte de du Verdier les mots duc, et plus loin duché, en ceux de comte et comté.