[90] L'édition de 1682 porte seule: «Qui tranche de tyran.»
[91] Var. C'est assez dit: sois-moi juge équitable,
Et me dis si le mien agit en raisonnable. (1653-56)
[92] Var. Quand j'aurai satisfait tes feux désespérés. (1653-56)
[93] Toutes les éditions données du vivant de Corneille portent: «Cet offre,» au masculin. Thomas Corneille, dans l'édition de 1692, et Voltaire donnent le féminin. Nous avons vu plus haut, aux vers 369, 589 et 590, et nous retrouverons plus loin, au vers 1555, ce même mot au féminin.
[94] Var. Qui le veut immoler à son affection. (1653-56)
[95] Voyez ci-après Sertorius, vers 1784, et la note [de Voltaire.]
[96] Var. PERTH. Arrête, Grimoald, Pertharite est vivant.
Ce te doit être assez de porter ma couronne,
Sans me ravir encor ce que l'hymen me donne;
A quoi que ton amour te puisse disposer,
Commence par ma mort, si tu veux l'épouser.
[ROD. Est-ce donc vous, Seigneur? et les bruits infidèles.] (1653-56)
[97] Var. Et ne te mêle pas d'attenter à ma joie. (1653-56)
[98] Var. Et ne t'obstine pas à croire mon trépas.
Je ne viens point ici, jaloux de ma couronne,
Soulever mes sujets, me prendre à ta personne,
Me ressaisir d'un sceptre acquis à ta valeur,
Et me venger sur toi de mon trop de malheur.
J'ai cherché vainement dans toutes les provinces
L'appui des potentats et la pitié des princes,
Et dans toutes leurs cours je me suis vu surpris
De n'avoir rencontré qu'un indigne mépris.
Enfin, las de traîner partout mon impuissance,
Sans trouver que foiblesse ou que méconnoissance,
Alarmé d'un amour qu'un faux bruit t'a permis,
Je rentre en mes États, que le ciel t'a soumis;
Mais j'y rencontre encor des malheurs plus étranges:
Je n'y trouve pour toi qu'estime et que louanges,
Et d'une voix commune on y bénit un roi
Qui fait voir sous mon dais plus de vertu que moi.
Oui, d'un commun accord ces courages infâmes
Me laissent détrôner jusqu'au fond de leurs âmes,
S'imputent à bonheur de vivre sous tes lois,
Et dédaignent pour toi tout le sang de leurs rois.
Je cède à leurs desirs, garde mon diadème,
Comme digne rançon de cette autre moi-même;
Laisse-moi racheter Rodelinde à ce prix,
Et je vivrai content malgré tant de mépris.
Tu sais qu'elle n'est pas du droit de ta conquête;
Qu'il faut, pour être à toi, qu'il m'en coûte la tête:
Garde donc de mêler la fureur des tyrans
Aux brillantes vertus des plus grands conquérants;
Fais voir que ce grand bruit n'est point un artifice,
Que ce n'est point à faux qu'on vante ta justice,
Et donne-moi sujet de ne plus m'indigner
Que mon peuple en ma place aime à te voir régner.
[GRIM. L'artifice grossier n'a rien qui m'épouvante.] (1653-56)
[99] Var. Quoi? vous me prenez donc pour un homme attitré? (1653-56)