— Moi je me couche avec les poules, mais pas les mêmes… Vous les aimez, au moins ? on ne sait plus avec qui on a affaire. Non, vous n’êtes pas de la bande ?
— Vous verrez bien.
— Tiens, oui.
Le visage de Françoise, bien que petit, n’était pas fin mais semblait l’être, usé par une tendresse dévergondée. Et sous le cotillon simple, d’un sans-façon affecté, un corps fluet, vif, aidé de muscles minces, serrés.
— … mon quatrième fils…
Où diable a-t-elle pu les mettre ses quatre fils ? Drôle de petite dégourdie. Ils se promenèrent dans le parc, elle sauta une barrière. Elle était nue sous sa robe de flanelle, avec de longues chaussettes. Mais son visage faisait rêver à l’entour une toilette bien plus féminine, fraîche, vaporeuse, aux couleurs du matin.
— … Quand mon mari sera revenu de Paris…
— Vous aimez votre mari ?
— Bien sûr… Je l’ai aimé comme une bête pendant dix ans.
— Maintenant, c’est la onzième année.