Adieu, mon ami, vous savez que le roi m'invite à son sacre. Je serai à Paris vers le 29, et je vous embrasserai.
L'amitié d'un homme comme vous est douce et inappréciable.
Victor[133].
[133] Victor Hugo: Correspondance, 1815-1835, pp. 48-49.
Le lendemain ou le surlendemain, le général emmenait ses hôtes passer quelques jours à la Miltière, la propriété qu'il possédait en Sologne[134], d'où, après avoir écrit de façon plaisante à son jeune beau-frère, Paul Foucher[135], le 9 ou le 10 mai, il adressait, le 12, cette lettre plus sérieuse à son beau-père.
[134] Par acte passé devant Me Pardessus, notaire à Blois, le 12 décembre 1823, le général Hugo, avait acquis au prix de 31.000 francs cette petite propriété située communes de Pruniers et de Lassay (Loir-et-Cher) avec la locature de Laudinière. «Elle consistait d'après l'acte, en: maison de maître, grange, cénacles, un enclos appelé le parc de la Miltière, distribué en jardins anglais et entouré de fossés, contenant environ 5 hectares de terre, prés et taillis.» (L. B.)
[135] Correspondance, pp. 50-51.
Né en 1818 et mort en 1875, Paul-Henri Foucher devait être en 1828 le collaborateur de son beau-frère dans le drame d'Amy Robsart. Drames, opéras, ballets, romans, chroniques, Paul Foucher a un peu affronté tous les genres et l'on ne doit pas oublier ses intéressantes correspondances parisiennes adressées à l'Indépendance belge.
Alfred de Musset semble avoir lié à jamais son nom à celui de Mélanie Waldor:
Quand Madame Waldor à Paul Foucher s'accroche,