Tulle, le 9 octobre 1822.

A Saint-Sulpice, où dix-huit mois auparavant avaient été récitées autour du cercueil de sa mère les dernières prières, le mariage de Victor Hugo était enfin célébré le 12 octobre 1822. L'acte de mariage fut ainsi rédigé:

Le 12 octobre 1822, après la publication des trois bans, en cette église, et d'un seul en celle de Blois vu la dispense des deux autres, les fiançailles faites le même jour, ont reçu la bénédiction nuptiale:

Victor-Marie Hugo, membre de l'Académie des Jeux-Floraux de Toulouse, âgé de vingt ans, demeurant de droit et de fait à Blois, diocèse d'Orléans[41], fils mineur de Joseph-Léopold-Sigisbert Hugo, maréchal des camps et armées du roi, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, officier de la Légion d'honneur et commandant de l'ordre royal de Naples, et de défunte Sophie-Françoise Trébuchet, son épouse,

[41] Le Blaisois et le Vendômois n'avaient été longtemps que des archidiaconés du diocèse de Chartres. Par bulle du 25 juin 1697 seulement, Innocent XII institua le diocèse de Blois, dont les promoteurs avaient été auprès de Louis XIV, le père La Chaise, son confesseur et Mme de Maintenon.

Le diocèse de Blois, illustré par l'épiscopat de Grégoire, fut supprimé par le Concordat et le département de Loir-et-Cher réuni au diocèse d'Orléans.

Rétabli par ordonnance royale du 10 octobre 1822, le diocèse de Blois risqua fort d'être supprimé en 1834, ainsi que les autres sièges non concordataires qui avaient bénéficié de cette ordonnance.

D'une part;

Et Adèle-Julie Foucher, âgée de dix-neuf ans, demeurant de droit et de fait rue du Cherche-Midi, nº 39, de cette paroisse, fille mineure de Pierre Foucher, chef au Ministère de la Guerre, chevalier de la Légion d'honneur, et de Anne-Victoire Asseline, son épouse,

D'autre part;