Présents et témoins, Jean-Baptiste Biscarrat, Alfred-Victor, comte de Vigny; Jean-Baptiste Asseline, Jean-Jacques-Philippe-Marie Duvidal, lesquels ont signé avec les époux et leur père et mère.
Victor-M. Hugo,—A.-J.-V.-M. Foucher,—comte Alfred de Vigny,—Fouché,—Biscarrat,—Eugène Hugo,—Duvidal, marquis de Montferrier,[42]—Asseline,—V.-A. Fouché,—A. Hugo,—Victor Fouché,—A. Asseline,—Deschamps,—Soumet,—Fessart,—Dumas, vicaire.
[42] Abel Hugo devait épouser plus tard Mlle de Montferrier.
Contrairement aux souvenirs de Victor Hugo, (Victor Hugo raconté...) les témoins de son mariage n'avaient donc point été M. Ancelot[43] et Alexandre Soumet[44], mais bien Jean-Baptiste Biscarrat[45], l'ancien maître d'étude d'Eugène et de Victor à la pension Cordier, demeuré par la suite leur ami et l'un des plus nobles poètes dont se puisse enorgueillir la Restauration, le comte Alfred de Vigny.
[43] Jacques-Arsène-François-Polycarpe Ancelot (1794-1854). A cette époque, Ancelot avait connu, en 1819, un succès plus politique que littéraire avec son Louis neuf, tragédie qui lui valut une pension de Louis XVIII.
Il devait figurer de 1823 à 1824, parmi les rédacteurs, de composition si éclectique, de la Muse française et collaborait déjà aux Annales de la Littérature et des Arts, le journal officiel de la Société des Bonnes Lettres, où il consacra en 1822, un article très élogieux à Alfred de Vigny.
Ancelot était un pseudo-classique dans toute la rigueur du terme. Il fit représenter le Maire du Palais, en 1823; un Fiesque imité de Schiller, en 1824; Olga ou l'Orpheline moscovite, en 1829; Élisabeth d'Angleterre, en 1829.
La Révolution de 1830 l'ayant privé de sa pension, il se tourna vers les petits théâtres, d'un rapport plus lucratif, qu'il inonda de ses vaudevilles, dépourvus de style, comme il convient, mais non sans esprit et sans gaîté.
[44] Alexandre Soumet, né à Castelnaudary, en 1788, mort en 1845. Après avoir d'abord chanté Napoléon et le Roi de Rome, il se réconcilia avec les Bourbons qui le nommèrent successivement bibliothécaire des châteaux de Saint-Cloud, de Rambouillet et de Compiègne.
Très favorable aux théories romantiques, qu'il n'osait suivre lui-même que très timidement, Alexandre Soumet fut un des premiers défenseurs de Victor Hugo à ses débuts et collabora aux Lettres champenoises, sorte de «centre droit» entre les Romantiques et les Classiques, où il consacra également un article élogieux à Alfred de Vigny (tome VII); au Conservateur littéraire, dans lequel il rendit compte des Nouvelles Odes de Victor Hugo, au Mercure du XIXe siècle, et fit partie de la Société des Bonnes Lettres, où il devait lire, en 1826, sa Jeanne d'Arc.