Le Dr Patrigeon ne se montre guère moins affirmatif et commet, sur ce point, une erreur de date que corrigent le mariage et la correspondance de Victor:
«Cependant, un événement douloureux et imprévu avait mis, vers la fin de 1821, le général Hugo en présence de ses fils, Eugène, qui, dit-on, aimait éperdument Adèle Foucher, était devenu subitement fou, le jour du mariage de son frère. Le général dut venir à Paris, où la maladie d'Eugène le retint quelque temps.» (Le père de Victor Hugo, p. 15.)
Le Matin n'est pas seul à tout dire.
M. Edmond Biré a eu la chance de découvrir, sur les quais, un exemplaire des Adieux poétiques[47] du comte Gaspard de Pons, cette insigne rareté.
[47] Adieux poétiques, par le comte Gaspard de Pons, Paris, Librairie nouvelle, 1860, 3 in-12.
Dans une pièce intitulée la Démence et où le poète s'adresse «A ce qui fut Eugène», on peut lire, entre autres, ces vers. Ils donnent la clef de la terrible énigme:
Peut-être dédaigné par l'Amour et la Muse,
Un désespoir jaloux s'alluma dans ton cœur:
Tu hais malgré toi ton rival, ton vainqueur...
La mort de la pensée au plus affreux destin