Victor Hugo d'être embarrassé. En dépit de l'affection portée par lui à l'oncle Francis, le servir, n'était-ce pas desservir son père?

Le crédit des amis puissants, très puissants, qu'il comptait au pouvoir, devant être conservé vierge pour une occasion autrement importante, le rappel à l'activité du général Hugo, un mirage peut-être, mais si cher à tous.

Dans cette lettre Mme Hugo était devenue «ta brave femme».

Pour la première fois—et des mois encore, cette suscription demeurera isolée—elle est adressée à

Monsieur
Monsieur le général Comte Hugo

et scellée d'un cachet, embarrassé des pièces compliquées de l'armorial impérial, et timbré de la couronne comtale du général[51].

[51] D'après ce cachet et l'Armorial général de Riestap, les armes octroyées par Joseph, roi d'Espagne, au comte de Siguenza, étaient les suivantes:

Écartelé au Ier d'azur, à l'épée en pal d'argent garnie d'or, accompagnée en chef de 2 étoiles d'argent: au 2e de gueules au pont de 3 arches d'argent maçonné de sable, soutenu d'une eau d'argent et brochant sur une forêt de même; au 3e de gueules à la couronne murale d'argent; au 4e d'azur au cheval effrayé d'or.

Nous sommes loin, comme on voit, avec cet écu encombré de toute la ferblanterie héraldique de l'Empire, de la belle simplicité du blason des Hugo, de Lorraine:

D'azur à un chef d'argent, chargé de deux merlettes de sable