que donne d'Hozier et qui est encore, en Allemagne, celui des Hugo de Spitzemberg.
Plus tard, quand il plut à quelques généalogistes—ces gens-là sont sans pitié—de rattacher le général Hugo et ses fils à Georges Hugo (fils de Jean Hugo, capitaine des troupes de René II, duc de Lorraine), le vicomte Victor Hugo, pair de France, fit, ou laissa, figurer ces armes, du XVIe siècle, au-dessous de son nom dans les annuaires de la noblesse, notamment dans l'Armorial historique de la Noblesse de France, de Henri J.-G. de Milleville (Paris, Amyot. S. D.), p. 127.
Cependant, dans l'intimité, le grand poète était, paraît-il, le premier à rire de ces prétentions nobiliaires, y compris le fameux et si décoratif évêque de Ptolémaïs et le chapitre-noble de Remiremont. Les thuriféraires seuls les prirent jamais au sérieux.
Et, pour la seconde, des espérances de paternité semblaient sourire à l'heureux mari d'Adèle Foucher.
Mon cher Papa,
Je te prie d'avance d'excuser encore la brièveté de cette lettre. Francis me prie de t'écrire, pour te renouveler ses prières à l'égard du ministre de la Marine. Je conçois parfaitement, je ne puis même m'empêcher de partager ta manière de voir sur cette affaire qui pourrait entraver la tienne, la nôtre, celle de toute la famille, puisque ta mise en activité est certainement ce qui peut nous arriver à tous de plus heureux. Je sais bien que la recommandation de M. de Cl. T.[52] doit être conservée vierge pour cette importante occasion. Cependant je t'avouerai, et tu le comprendras sans peine, que je n'ai pu refuser à mon oncle et à ma tante de te récrire à ce sujet. Ils sont tous deux si bons, si aimables, que je craindrais de les affliger. Écris-moi donc (si tu persistes dans un refus que je ne puis m'empêcher de trouver raisonnable), une lettre que je puisse leur montrer où tes motifs soient déduits de nouveau, et où il ne se trouve rien qui puisse les faire douter de la chaleur et du zèle que j'apporte à leurs intérêts. Je les sers en attendant de mon mieux auprès de M. de Cl..., et M. Foucher nous seconde dans ses bureaux. Quand tu seras employé, tes efforts unis aux nôtres feront certainement obtenir au major la place de lieutenant-colonel qu'il désire. Voilà la chance que ta lettre peut leur présenter.
[52] M. de Clermont-Tonnerre, ministre de la Marine du cabinet Villèle; le portefeuille de la guerre lui fut confié en août 1824, lors du remaniement ministériel nécessité par la nouvelle disgrâce de Chateaubriand.
Adieu, cher et excellent père. Il est impossible de dire avec quelle impatience nous attendons le printemps, afin de t'aller voir ainsi que ton excellente femme. Embrasse-la bien tendrement pour nous, et croyez tous deux à notre affectueux respect.
Victor.
Ce lundi 9 janvier.