«Des bas de soie entièrement formés de point de dentelle. Ce dernier article se trouve dans le magasin de bonneterie situé à l'un des coins des rues de Richelieu et Saint-Marc».

Cette année 1822 fut pourtant témoin d'un retour offensif du pantalon:

«Au mois de mai 1822, quelques femmes reprirent le pantalon; c'étaient des femmes à équipage; et on ne les vit guère à pied que dans les galeries du Musée, promenade où peu de personnes étaient admises. Leur pantalon blanc dépassait de quelques travers de doigt une blouse de batiste écrue. (Voyez le no 1972 de la suite des Costumes parisiens).[165]

La vogue des blouses commençait en effet. La Mésangère en fournit cette description:

«Les robes en blouse, que quelques couturières appellent gallo-grecques, n'ont pour ornement autre chose que des plis comptés et arrêtés, qui passent sur le corsage, tant devant que derrière, et descendent jusqu'à la garniture du bas, laquelle est elle-même formée de remplis... Le seul endroit où, avec ces robes, l'étoffe soit tendue, c'est sur les hanches»[166].

Les débuts de cette mode qui devait être durable semblent avoir été pénibles:

«Les personnes qui ne sont point allées au Salon, les deux premiers samedis qui en ont suivi l'ouverture, et celles qui ne vont point au bois de Boulogne, doivent regarder comme imaginaire la mode des blouses pour les dames élégantes et celle des pantalons sous les blouses; car on ne voit ni l'un ni l'autre vêtement dans nos promenades»[167].

La blouse prit, il est vrai, beaucoup mieux que le pantalon, et la gazette sut tout de suite trouver au nouveau venu une excuse malhonnête:

«Les femmes qui ont des raisons particulières pour cacher leurs jambes, ont la ressource du pantalon, mais une blouse doit être faite courte»[168].

Le Journal des Dames, loin de désarmer, dans sa justice relative, joint l'ironie à ses critiques: