Le costume habillé ne comporte, bien entendu, ni guêtres, ni pantalon. Les robes de bal sont plus courtes que jamais et la richesse des bas ne diminue pas:

«Les robes de bal laissent apercevoir au moins la moitié de la jambe. Pour donner une idée de la transparence des bas, nous dirons que jusqu'à l'endroit où finit le brodequin, c'est du tulle, et plus haut de la gaze»[182].

Les protagonistes du pantalon, car il y en a, n'abandonnent pourtant pas la lutte. Une patineuse laisse apparaître sous sa jupe, en 1826, le voile qui la protège:

«Nous avons vu une jeune dame patinant: elle portait un costume en casimir garni de fourrure, un pantalon l'assurait contre l'inconvénient des chutes»[183].

D'autres pour tâcher de gagner des adhérentes au pantalon, en changent le tissu:

«Quelques damesces mots en disent longportent des pantalons, mais la bourre de soie et le cachemire de France ont remplacé la toile et la perkale»[184].

Le pantalon s'humanise et fait lui-même des concessions. Il consent à se raccourcir et se garnit:

«Il y a pour les Merveilleuses, des caleçons de deux sortes: les uns ressemblent aux caleçons ou culottes courtes des hommes; les autres aux pantalons collans, mais ils ne descendent point au-dessous du brodequin d'un bas à jour.

«Les caleçons longs sont en mousseline épaisse, dite mousseline de Suisse, ou en perkale. Quelques-uns ont une petite broderie, un tulle plissé, une dentelle à leur bord inférieur. Un cordon passé dans une coulisse, ou une agrafe, ou encore un bouton plat les assujettit au-dessous du mollet.

«Quelques dames portent des caleçons courts d'une étoffe de laine extrêmement fine, et bâtissent à leur extrémité une manchette de mousseline épaisse»[185].