Vains efforts. Ces caleçons ne prennent pas pour cela et, même pour patiner, nombre de femmes semblent s'en passer:
«L'un des jours où il a fait un beau froid, on a remarqué sur le bassin de La Villette, une dame qui patinait avec autant de grâce que de hardiesse. Robe noire de gros de Naples très courte et garnie de trois rangées de hauts volants, chapeau noir, brodequins noirs: tel était son costume... Si la dame portait un pantalon, il devait être fort court, car, quoique le vent agitât le bord de sa robe, nous n'avons vu au dessus du brodequin qu'une jambe bien tournée»[186].
A la mer, on ignorait encore le pantalon prescrit à l'école de natation du Pont-Neuf, en 1826, «à Dieppe, on se contente de robe de serge verte ou brune»[187].
Ce devait être bien joli et d'une complète incommodité pour nager. Allez, avec ce costume faire autre chose que trempette.
Le pantalon reste décidément le propreet comment?des amazones et des fillettes:
«Pour monter à cheval, les Merveilleuses font faire des pantalons et des canezous de mousseline anglaise à mille raies. Les pantalons sont froncés autour de la cheville et garnis de deux volants, celui de dessus orné d'une petite dentelle et à tête»[188].
Celui des fillettes s'attache à la taille par une ceinture:
«Les pantalons garnis que les petites demoiselle portent sous leurs jupes courtes ne sont point attachés avec des bretelles, ni avec une boucle, mais avec une ceinture passée dans une large coulisse»[189].
En 1828, le bazin remplace pour les amazones la mousseline anglaise:
«Les amazones sont en drap fumée de Navarin, chapeau gris et cravate noire à bordure de couleur. Très court par devant, l'habit d'Amazone laisse voir l'étrier de la jambe droite, et même un brodequin noir en satin turc et un pantalon blanc de bazin à milles raies»[190].